Le RAID des Alizés

Pas besoin de mettre le réveil pour se lever…. 6h du mat, une bonne partie des filles est réveillée; çà y est, nous y sommes, le jour va se lever sur le campement, nous allons attaquer les épreuves… début des festivités par le VTT , une quinzaines de kms, et les 500 m de d+ au départ… chaud, quand tu viens de passer une nuit sous la tente, bercée par le champ des grenouilles (y en a beaucoup, elles sont très bruyantes ) après 10 heures d’avions, avec la chaleur moite…

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Mais, dès le départ, le ton est donné…. Nous ne lâchons pas…. Parties 20emes, nous allons remonter un paquet d’équipes, on pédale, on pédale ! plus on monte, plus le paysage se dévoile … puis on dévale à travers les bananeraies, les champs de canne à sucre ou d’ananas, un joli parcours d’une 15 aine de kms!

 

12239867_954688421235133_4547193456204239980_nNous enchaînons l’après midi, après un repas généreux en bord de plage par le canoê… et là, ce n’est pas la même… nous sommes loin des petits vagues du lac de Pont de S. provoquées par les barques des pêcheurs !!!!
même pas peur ( ou presque ) de l’atlantique (orange !!) qui au fur et à mesure que l’heure passe se déchaîne…la corne retentie, top départ donné pour 6 kms, mais, avant de faire les 6 kms, il faut partir : la guerre, le débarquement, mais ou est passé le soldat Ryan ??? … bref, nous nous en sortons tant bien que mal, Nelly assomée, le mal de mer, nous arrivons à effectuer notre parcours malgré les vagues, et une arrivée tout aussi mouvementée car, les rouleaux nous attendent aussi à l’arrivée et hoppppppppppp…. A l’eau !!! Bilan de la journée : 7° au Vtt, 22° au canoê, 2 bandeaux et une paire de lunettes à l’eau, mais nous avons survécu !!!!!

 

Malgré la pluie qui rythme la nuit, des bosses en guise de matelas, nous entamons notre 2ème journée……..dans la boue (lol) sous la pluie, mais impatientes : au programme trail ! ou çà : la Montagne Pelée !!! yes !!!… transfert en bus vers le Précheur… nous avons toutes la pêche, ambiance de folie,il nous tarde !!!!

Objectif : … faut être12294665_954687134568595_3007058336593415017_n devant, y a pas a tordre, y a de la boue, ca glisse, des endroits techniques…. Faut être devant…… et bien sur, premiere ligne !!!! Top départ, 800 m. de goudrons en cote ( bien sur ) avant d’atteindre le sentier, monotrace… et là c’est parti pour environ 1300D+ sur 10kms ….

 

Que du bonheur : bambous, fougères, lianes, la jungle s’offre à nous, ça glisse, beaucoup de boue, les pentes sont aussi raides que le parcours est divins…. Malgré le brouillard, la pluie, nous enchainons les kms. Après le ravitaillement, le groupe s’éffiloche, nous montons les marches, ca monte toujours et encore, …, nous contournons le cratère, succession de faux plats puis c’est la descente , tout aussi glissante, verte, ou caillouteuse, obligées parfois de se tenir aux lianes, aux cordes, à l’echelle, Nelly devant moi me fait des cabriolles, Fanny bénit ses Sportivia …. Décor de cinéma : jurasic park… sans les monstres !!! Malgré 3 derniers kms pesants (c’est toujours long la fin, surtout quand tu as chaud!) nous passons la ligne au bout de 3h44 en 7eme position, arrivée chargée d’émotion, fatiguées mais heureuses, ravies !!!

 

Pour notre 3eme jour, le décor était planté : nous sommes au sud, y a de la boue ( beaucoup de boue au pied des tentes !!) la pluie a cessée et maintenant c’est le soleil et la chaleur qu’il va falloir gérer…

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Nous avons laissé pas mal de jus la veille, c’est sur, ca va être compliqué : Run and Bike , beurp !!!! un vélo pour trois, beurp !!!!! la selle au plus bas, (et oui Nelly c’est une puce !!) et le moral guère plus haut … mais faut y aller … départ toutes les 30’’ suivant le classement général ; nous sommes 9eme au CG, derrièrenous, les supers championnes de ski … ouille, c’est sur, ca va pas le faire …. !!

 

 

Il fait chaud, tres tres chaud, et faut y aller…. Dur , très dur pour les premiers Kms, les filles sont devant moi (elles sont jeunes, c’est pour cela !!) mais on n’avance pas , on se fait doubler, bien sur, le paysage est magnifique, décor de carte postale, mais on a du mal a en profiter …. On longe la mer, le sable, les cocotiers, le soleil….petits plongeons par ci par là pour se rafraichir. L’arche de fin est franchi au sprint au bout de 1h50, en 12éme position… c’est FINI !

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Nous n’avons pas pu conserver notre 9eme place, mais heureuse tout de même de notre classement : 11eme, c’est quand meme pas mal du tout…. Un souvenir extra, unique….

C’est la saison des pluies à cette époque en Martinique, mais peu importe, la boue, les fringues mouillées…. le contrat est rempli : pas de bobos (rien, pas une chute, j’ai même pas de courbatures !!!) du plaisir, des souvenirs pleins la tête, des images plein les yeux ….une ile et une population généreuse, de belles rencontres, du sport solidaire…. Belle édition que cette 1ere !!!
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Et maintenant, on va ou ?????

 

Raid de Lunas par Lionel

21 juin 2015 : raid de Lunas

Je ne vois pas assez mon directeur la semaine alors je me le coltine aussi le samedi. Et pour un long samedi, qui plus est. Un samedi interminable, long à n’en plus finir. Déjà au petit matin, tout part lentement ; Jérôme (mon directeur) vient me chercher à la maison et on commence par galérer à charger mon VTT sur le porte-vélos. Ensuite en route pour Lunas. On badine tranquillement, parlant de tout et de rien jusqu’à ce qu’on approche du lieu du départ. En observant le paysage, on commence à se dire que cette journée ne va pas ressembler à une journée d’école. En effet si le panorama est superbe, on se rend bien compte qu’on va avaler du dénivelé : les gorges de l’Orb sont profondes et les pentes ont l’air bien raides.

Nous décidons malgré tout d’aller retirer nos dossards. Deuxième alerte à la vision des équipes présentes : il n’y a que du lourd. On croise Agde Aventure, Team Vaucluse Evasion, les Caméléons, XTR63, Issy Absolu, Raid Nature 46,… Je commence un peu à me demander ce qu’on fait là, nous qui avons pour seule expérience commune le sympathique raid d’Agde. Il me tarde un peu de me jeter dans la gueule du loup et presse Jérôme de nous rendre à la gare. Lui semble moins nerveux, il a bien raison car nous poireautons une demi-heure sur le quai à attendre le train qui nous mènera au point de départ réel.

La course d’orientation :

11 h 15, briefing. Les consignes nous semblent claires. Il y a une barrière horaire pour toutes les sections. Chacune d’entre elles propose des balises obligatoires qui pénalisent fortement si on ne va pas les chercher et quelques balises optionnelles qui donnent un bonus temps mais à comparer au temps estimé perdu à aller les chercher. C’est là que rentre en jeu la tactique : est ce que ça vaut le coup d’y aller ou non ? (je ne sais pas si je suis très clair)

Toujours est-il que l’heure du départ sonne : 1 concurrent de chaque équipe doit partir chercher la première carte de la CO puis revenir chercher son partenaire. C’est Jé qui s’y colle. Cette manœuvre me semble sans grand intérêt car toute la meute se retrouve pour lancer le début de la CO. Un début de CO comme je ne les aime pas. Où on suit le mouvement sans trop savoir pourquoi, sans vraiment être rentrés dans la carte qui n’est pourtant qu’une simple carte IGN. Dès le départ, une longue côte étire le peloton. Beaucoup marchent et j’en profite pour essayer de lire la carte. Je ne comprends pas certaines équipes qui partent à droite chercher une balise optionnelle. Tous les mystères de la CO ! Elles ont en tout cas certainement raison puisqu’on les retrouvera plus tard. Du coup, on se contente de se laisser porter allant chercher une autre balise optionnelle dans une végétation bien hostile qui nous griffe et nous égratigne. J’entends Jérôme qui couine derrière moi et qui jure après les ronces et autres orties. Je pense toutefois que nous sommes relativement efficaces et nous rentrons dans la deuxième partie de la CO. A présent, c’est une photo aérienne. Et là, ça commence à devenir intéressant. On se retrouve tout seuls, livrés à nos choix. Jérôme me laisse la carte car il voit bien que je ne supporte pas trop de ne pas l’avoir. En plus, il est plus efficace que moi dans l’analyse et en retient plus facilement les composantes. Au final, je crois que nous n’avons pas du tout « jardiné » durant cette première section et sommes très largement en avance sur la barrière horaire tout en ayant récupéré quelques balises bonus.

Le canoë

S’en suit la partie qui nous plait le moins : le canoë. Je décide qu’on ne va chercher aucune option et qu’on va au plus court. D’autant plus que c’est moi qui ai la pagaie double et qui doit faire le moteur alors que Jérôme, lui, a une pagaie simple et dirige à l’arrière. Le départ est un peu ludique dans une espèce de mangrove locale où nous ramons à travers les arbres. Je me plains assez rapidement d’une épaule mais Jérôme me convainc   d’aller chercher une balise optionnelle (je vous ai déjà dit qu’était mon chef ?). C’est la seule qu’on récupèrera car sortis des arbres, nous nous retrouvons sur le lac avec le vent de face et là, aussi bien lui que moi nous décidons de faire au plus court. Nous ne le regretterons pas car nous avons l’impression que les équipes qui vont chercher les bonus y laissent beaucoup de temps. Nous laissons nos canoës et sommes surpris de ne pas voir de point de ravitaillement en eau. Mon collègue a quasiment fini ses réserves et m’emprunte ma gourde pour démarrer la section VTT’O.

Le VTT orientation

Les VTT ont étés transportés par les bénévoles jusqu’au point d’arrivée du canoë. Nous enfourchons nos machines et partons en direction du parcours d’orientation VTT. La liaison se fait sur une route goudronnée montante mais nous sommes contents de nous dégourdir les jambes. Après une paire de km, on s’engage dans un monotrace technique et caillouteux. Et là évidemment, gros gadin. Comme d’habitude, au ralenti, je passe au dessus du vélo et retombe lourdement. Je ressens une forte douleur à la cuisse droite qui devient toute rouge. Je remonte sur le VTT pour rattraper mon chef qui m’attend quelques centaines de mètres plus loin. Nous poursuivons la section sur un parcours mi-urbain, mi-montagneux. On continue à chasser quelques balises optionnelles mais nos choix sont moins convaincants : nous traversons par exemple une rivière en ayant de l’eau jusqu’à mi-cuisse et avons des difficultés à monter sur la berge opposée où nous attendent une femme et son chien qui ne sont pas ravis d’être dérangés sur leur propriété. Après quelques excuses nous poursuivons notre route et commençons à penser fortement au ravitaillement, surtout Jérôme qui a fini son eau.

Le trail

Enfin arrivés au ravitaillement, on laisse les vélos, et on récupère une nouvelle carte car même si le trail est fléché, les balises optionnelles doivent être récupérées en mode orientation. Pendant que nous nous restaurons, les bénévoles nous disent qu’il faut compter une heure et demie pour réaliser les 8 km de la section : on a vite fait de calculer que la moyenne estimée est très peu élevée. Du coup, on s’arme de courage et d’une orange et attaquons le parcours tranquillement. Très rapidement, mon chef rend les armes et affirme ne plus pouvoir courir. Son genou gauche le tiraille à chaque pression, mais exclusivement en descente lorsque les appuis sont importants. Cela ne nous handicape pas du tout puisqu’une terrible côte survient et là, il n’est plus question de courir. C’est de l’escalade, abrupt, raide, vertical. Nous frôlons les 2 km/h. On cherche des prises pour poser pieds et mains. Je n’ai aucune idée du temps que l’on a pu mettre à atteindre le sommet mais ce fut long. Par contre arrivés là haut, on se retrouve sur un monotrace magnifique qui suit la crête et descend sensiblement. L’ascension m’a permis de récupérer et j’ai envie de trottiner mais mon boulet de collègue gémit après 3 pas de course. Il faut dire que le sentier est un peu technique au milieu de la bruyère et des racines. Je prends mon mal en patience et nous continuons sur un rythme de randonnée. Nous arrivons dans un bois où le chemin s’élargit et se transforme en piste. J’accélère un peu mais la douleur empêche Jérôme de suivre. Il faut donc continuer à notre allure de sénateur. Du coup, on craque un peu, on hurle des conneries, on rigole, l’ivresse des bois sans doute… On récupère la seconde balise obligatoire qui est à mi-parcours du trail. On ne se pose même pas la question d’aller récupérer les 3 balises optionnelles qui sont au sommet de 3 collines environnantes. Nous les ignorons totalement. Je crains au contraire qu’au rythme où nous allons nous ne soyons dans les temps pour effectuer la section VTT. La deuxième partie du trail propose des changements incessants de rythme, escalades pénibles et descentes laborieuses se succèdent. La dernière est particulièrement dangereuse puisque des dizaines de mètres de cordes nous servent de soutien. Cela aide bien mon chef. J’observe régulièrement le chrono et suis rassuré quand apparaît la via corda qui marque la fin de la section trail. Je ne peux la faire car les organisateurs décident de ne laisser passer qu’un concurrent de chaque équipe pour éviter les embouteillages. Je ne suis pas trop mécontent d’attendre sur le bord et discute avec une concurrente qui me raconte que sont coéquipier et elle ont été secourus par les pompiers pendant la CO. En effet, ils s’étaient égarés et se sont retrouvés bloqués sur une barre rocheuse. Après un dernier coup de tyrolienne, Jé me rejoint et nous en finissons avec le trail. Nous qui étions très larges jusqu’à présent au niveau des barrières horaires, n’avons plus qu’un petit quart d’heure d’avance. Ce n’est pas grave, on est à présent sûrs de pouvoir effectuer le parcours VTT de 16 km. On va donc chercher la carte et nous nous ravitaillons longuement avant de repartir. J’en profite pour me passer de l’eau froide sur la cuisse qui commence à sacrément tirer.

Le final VTT

Le départ VTT ne ressemble pas du tout à ce qu’on a envie de faire après 7 h 30 d’effort ; en effet, on se paye une côte relativement roulante mais terriblement longue où à chaque virage on espère voir la fin et où de n’est jamais le cas. Je l’attaque un peu plus vite que Jérôme mais il gère son effort et ne tarde pas à me rattraper. Au bout de l’ascension où nous doublons une paire d’équipes, nos efforts sont récompensés et on part sur un superbe monotrace qui nous réconcilie avec le VTT. Mon chef se régale et se pique au jeu avec un concurrent qui nous a dépassés. Je regarde ça de loin car c’est redevenu un peu technique. Le sentier se trouve le long d’une rivière que nous devons franchir une dizaine de fois. Je n’y parviens jamais sans descendre de mon engin. Du coup, mon collègue me distance un peu. Je le retrouve un peu plus loin bloqué par des bénévoles qui lui demandent d’attendre son coéquipier. On rentre dans le final de la section. C’est à nouveau une belle côte, aussi longue que la première mais un peu moins large. Il faut bien avouer que là on est cuit. On arrive tout de même à la franchir sans poser pied contrairement aux équipes que l’on double et on aborde le dernier monotrace descendant de la journée. Je l’attaque en premier et suis surpris de ne pas voir mon chef revenir rapidement dans mes roues car je suis crispé sur mes freins. Je l’attends au bas de la côte. Une raideuse me dit qu’il s’est arrêté un peu plus haut. Je choisis courageusement (je suis out) de ne pas remonter pour voir ce qui se passe. Je n’attends pas longtemps. En fait Jérôme a crevé. Il a regonflé provisoirement sa roue mais finit l’épreuve avec un pneu à moitié dégonflé.

La soirée

Nous arrivons dans les 20 derniers équipages après 9 h1 mn d’effort, mais si vous avez suivi vous avez compris que cela ne veut rien dire. En effet, grâce aux balises optionnelles récupérées on nous gratifie de 1 h et 1 mn de bonification. Cela nous place à la 35ème place. A ce moment de la soirée, nous n’en avons cure et nous filons au bar boire une pression bien méritée. Mon chef est en hypo alors que moi je m’appuie longuement contre un mur pas loin de vomir. Nous récupérons durant un petit moment, appelons nos femmes qui essaient, inquiètes, de nous joindre depuis près de 2 heures, puis allons nous doucher et nous changer. Nous revenons un peu plus tard assister à une remise des récompenses sympathiques dans une bonne ambiance. J’en profite pour distribuer des flyers pour le raid du 12 juillet pendant que Jé boit une bière et termine les dernières cacahuètes du village.

Après un repas rapide, nous rentrons tranquillement en Aveyron, les muscles et les articulations bien durs. Je vois en passant sur la déviation que le feu de la Saint-Jean brûle à Pont-de-Salars mais n’ai pas envie le moins du monde de descendre. Trop fatigué ! Jérôme en fait de même en passant à La Primaube où la fête bat son plein. Lui aussi se presse d’aller allonger ses jambes.

Au final ; très joli raid avec des bénévoles fort sympathiques, un principe de course intéressant où chacun peut trouver son plaisir et où la stratégie joue un vrai rôle. Et si la journée est effectivement longue, elle laisse des souvenirs plein la tête. Un tout petit regret : que ça tombe le même week-end que les trails en Aubrac où la plupart des membres de Sports Nature Lévézou se rendent et que je ne peux donc accompagner.

Lozère Trail par Delphine

Retour du LOZERE TRAIL le 24 mai, 25 kms D+1000 et des brouettes .. Malgré la moue de Jonathan ( au départ… et a l’arrivée) ce fut un bon moment, douloureux biensûrr pour les cuisses, mais avec des descentes qui déchirent, et des côtes à faire pâlir ( du moins pour moi !!! mauvais souvenir de l’an dernier)

Lozeretrail

…5 engagés du SNL , et de belles perf. des garçons avec une 2ème place pour le classement en équipe ( youhou !!!) .. quant à moi, ravie… arrivée au sprint avec le sourire (oui, faut le préciser, je n’étais pas oxy..) en 3h26 mns , j’explose le chrono de 40mns sur 2014…et un classement sympa…

Raid de l’Archipel

Dimanche 03 Mai 2015, 7h30 du matin, nous voici au Palais des Sports de la ville d’Agde, afin de participer au RAID de l’Archipel.
Delphine et moi sommes stressées, le RAID s’annonce rapide et les ventres se nouent…
9H15, départ à pied et en sprint sur environ 1,5kms en bord de mer afin de rejoindre les canoës.
Arrivées au canoë, c’est la guerre, c’est à celui qui passe devant l’autre en premier. J’attrape les pagaies et les gilets, pendant ce temps Delphine nous récupère le canoë. On pousse, et on passe tant bien que mal. Une fois sur l’eau, la galère continue, 100 équipes sur le canal qui se rétrécie c’est chaud ! Cette épreuve nous paraît interminable : le vent, le contre courant, les bras qui chauffent… Au bout des 5kms, nous nous retrouvons dans les dernières équipes, le moral au plus bas, mais on ne lâche rien.
Sorties du canoë, on part sur un petit running d’environ 3.5 kms en ville, les jambes et le mental refont surface, on remonte de nombreuses équipes.
Arrivées au palais des sports, on récupère nos montures, pas de changement de chaussures, c’est trop rapide, on continue, à bloc pour 4,5 kms de VTT.
On enchaine ensuite par un petit trail d’environ 5 kms bien sympathique, au Mont St loup. On dépasse encore quelques équipes ; rythme soutenu, Fanny pas fan de running s’accroche, quelques pas en haut des cotes pour récupérer et on repart.
Puis, retour au parc VTT et c’est reparti pour 5 kms.
Rapidement, nous voilà aux arènes pour continuer sur la CO. Petit flottement, faut tout d’abord passer à l’épreuve de TIR… Qui s’y colle… Delphine, et oui… Pas besoin des lunettes coolll résultat : 3 tirs validés, c’est bon, pas de pénalités…
Ravies, nous récupérons la carte de CO et là ,…, beug… Dans quel sens, ou sommes nous, qu’est ce qu’on fait ???… Perdues, les nerfs qui commencent à monter… on se calme, et décidons de partir (un peu guidées par cette gente dame en rose sur son VTT).
Tout au long de cette épreuve nous collaborons avec 2 autres équipes. Au final, les 8 balises sont trouvées, et nous pouvons récupérer nos VTT, heureuses, soulagées et plus que motivées pour enfiler les 8 derniers kilomètres.

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Arrivées au Palais des sports en 3h53, on nous annonce que nous sommes les 1eres féminines. Il faudra attendre la fin du repas et le tableau des résultats pour y croire.
conclusion : de belles rencontres, un beau podium, de la sueur, mais la banane.

RAID INSA-INP le récit de Lionnel

Sports Nature Levezou à Toulouse !

 

Le raid INSA, c’est facile

 

Samedi 4 mai, 6 h 30. Le réveil sonne. Petit déj rapide, passage à la salle de bain, dernier contrôle des affaires préparées la veille et c’est parti. Rendez-vous devant la maison avec Delphine et surtout Rémi que je ne vais pas quitter de la journée. En route pour Toulouse et le raid INSA.

En chemin nous prenons Bruno qui s’échauffe sur le parking de l’Ecole à Flavin et nous retrouvons mon directeur Jérome et son pote qui remplacent au pied levé Laurent et Loïc.

L’aller est avalé rapidement, chacun racontant ses derniers entrainements ou ses dernières sensations. Arrivés à Toulouse on retrouve PH et Audrey ; formalités habituelles : on fait la queue pour récupérer nos dossards, on se change, on fait le plein des gourdes et on prend place sur la ligne de départ dans une ambiance chauffée par un lapin mascotte. Sous le portique de départ, nous saluent Loïc, venu en touriste pour cause de blessure et Yves et Bastou qui prendront le départ du raid court s’élançant 1 heure après.

 

 

Tout le monde est excité et un peu tendu avant que soit donné le départ de la première spéciale : un parcours en VTT qui commence par une longue côte présentant peu de difficulté. Le fait que l’organisation ait organisé 2 raids rend ce départ plus serein. Les frottements sont moins importants que les années précédentes et je ne crains pas de chuter ou de faire tomber quelqu’un. Cette première partie se passe remarquablement. Nous avons un bon rythme sans nous mettre dans le rouge. Arrivé au village d’Espanès, on laisse au parc un VTT et on enchaîne par une épreuve de run and bike. L’objectif est d’effectuer le trajet en ayant un vélo pour 2. Là encore tout se passe au mieux, nos relais s’effectuent à un bon tempo sur un parcours relativement plat et roulant (merci la météo). Nous rejoignons le ravitaillement et le départ du trail.

 

puis ça se complique

 

Les 25 km se sont bien passés. Voilà le trail qui se présente. Je crains ce moment. Ca fait longtemps que je ne cours plus sur les chemins suite à une blessure au mollet, me contentant de travail sur tapis en salle ou de course sur des routes plates. Mes premières foulées sont un peu timides et pleines d’appréhension. Je suis tout en retenu. Petit à petit, je me lâche un peu sur ce parcours très facile et roulant. Je prends confiance et trouve un rythme qui me convient. Nous retrouvons des coureurs que je double. En me retournant, je vois Rémi qui me fait un signe de la main pour me dire que tout est OK mais il reste derrière ce groupe de coureurs. Je poursuis tranquillement sans accélérer content de mes sensations. Nous validons la balise située à mi-parcours, Rémi m’avoue qu’il ne prend aucun plaisir sur ce parcours un peu monotone et qu’il ne sent pas très bien. Je commence également à en avoir un peu marre et trouve que ce trail annoncé au départ de 8 km est un peu long. Au final, il fait 12 km.

 

 

Nous rejoignons le ravitaillement et nous ruons sur les sandwiches au pâté et sur la saucisse. On atteint juste la moitié de l’épreuve et mes jambes me semblent bien lourdes. Nous prenons notre temps avant de nous lancer dans l’épreuve de CO. Dès le départ Rémi sent monter des crampes. Je lui dis de m’attendre et vais récupérer les 3 premières balises au bout d’une côte au pourcentage élevé qu’on devra regravir pour repartir. Ce que font déjà les premiers concurrents. Je rejoins ensuite Rémi et lui demande d’être vigilant quant au temps pour que l’on ne prenne pas de pénalités. Nous trottinons à la recherche de balises qui ne présentent aucune difficulté technique. Et nous enchainons à un petit rythme régulier. Avant d’attaquer notre dernière balise, je demande à Rémi combien de temps il nous reste. Il me dit qu’on a 8 mn pour la valider. J’estime, au vu de l’échelle de la carte qu’il nous reste un gros km à parcourir. Je prends donc le parti d’accélérer pour assurer les délais. Au final, grosse surprise, nous avons près de 20 mn d’avance sur la barrière horaire ; Rémi s’est trompé et a calculé les délais sur une heure de course au lieu d’1 heure et quart.

 

puis ça pique !
Ce final de CO m’a séché, nous revoilà au ravitaillement où nous prenons tout notre temps. Nous essayons de nous étirer. Je me goinfre encore de fromage et de coca. J’ai envie de tout sauf de repartir. Rémi ne semble guère plus en forme que moi. Nous nous décidons quand même à y aller et croisons Audrey qui elle est tout sourire. C’est très pénible les gens qui sourient en courant.

C’est reparti pour le run and bike. Je commence à prendre le VTT. J’ai beaucoup de mal à le lâcher et profite de ces moments de récupération. Rémi est sympa et ne me dit rien. Le trajet est interminable. Encore heureux que l’on trouve beaucoup de route. Mais nous faisons beaucoup plus de marche que de trot. Je continue à faire de longs relais en vélo et me plains de maux de ventre (j’aurais dû manger plus de pâté).

Ouf ! Nous voilà à Espanès.

On récupère le deuxième VTT et rejoignons le campus de l’INSA au sein d’un groupe de concurrents que nous n’essayons pas de doubler. Nous nous calons avec eux et arrivons sur les bords du canal du Midi pour l’épreuve finale : du canoë.

La fraicheur de l’eau me fait du bien, par contre, je suis tout ankylosé. Le fait de ne pas pouvoir bouger les jambes m’agace et si je rame durant les 3 premiers kilomètres, le retour est beaucoup plus laborieux. Je laisse souvent aller l’embarcation comptant sur Rémi pour pagayer. L’arrivée est épique. Nous ressemblons à 2 vieillards sortant de leur embarcation. Les crampes nous tenaillent.

La dernière liaison en course à pied jusqu’à l’arrivée est terrible, nos muscles crient, nos os couinent et nos articulations coincent. Le moral au fond des chaussettes, nous voyons que tout le monde est là déjà changé et douché avec un verre à la main. ( Aucune empathie pour nous. Je crois que nous allons changer de club)

Dès la ligne franchie, on nous donne tous nos temps des différentes spéciales. La bonne nouvelle, c’est que nous avons tout validé et que nous ne prenons aucune pénalité. Temps final de 7 h 21 mn.

Nous félicitons Bruno et PH qui terminent dans les 10 premiers avec une heure et demie d’avance sur nous. Nous congratulons également les filles Audrey et Delphine qui finissent deuxièmes et troisième du raid court dans leur catégorie. Et surtout, nous nous moquons de Bastou et Yves qui n’ont pas trouvé le départ de la course d’orientation (si !si !)

 

 

Après la douche, quelques bières et nous refaisons la course au bar en attendant le repas. Une soirée conclue par la vidéo de la journée montée en un temps record par une bonne dizaine d’étudiants. Enfin, nous repartons vers l’Aveyron, les jambes bien lourdes et des souvenirs pleins la tête. Je quitte Rémi et m’endors comme une masse.

Le trail des ruthènes 2015 vu par Loïc

Il est à peu près 6h du matin ce dimanche 15 Février quand quelques centaines de frontales illuminent le village de Salle la source.Le trail des ruthènes et ses 65km pour 2400 de D+ s’annonce moins pluvieux que ce que la météo avait prévu.Un dernier speech d’ Adrien Seguret et le départ est donné.
Comme prévu, on part ensemble avec Ph Creyssels, un départ assez rapide avec une boucle au dessus du village, va nous permettre de s’installer dans le top 10. On parle non stop, le monotrace est magnifique au fleur de la falaise, mais super dangereux, on manque plusieurs fois de se retrouver au sol mais ça nous fait bien marrer.On repasse maintenant sous l’arche de départ pour ensuite se diriger vers la nature profonde, toujours en discutant sans arrêt.
On parle, on parle et les km s’enchaînent, après avoir traverser un plateau on se retrouve au ravito 1 à Solsac, au km 13,5 la tête de course n’est qu’à quelques minutes devant. Lionel est là pour nous encourager, c’est un grand malade de nous suivre sur cette journée et ça nous fera vraiment du bien.On échange quelques mots puis on repart aussitôt en direction de l’église de saint jean le froid, tout là haut, on se retrouve alors avec 2 autres coureurs.
L’environnement est extra, on court sur un monotrace le long des vignes tout en discutant bien entendu. Ph m’impressionne, le mec n’arrête pas de bouffer !!Dès qu’il y a du plat, le groupe de 4 nous permet de courir en groupe donc assez rapidement, on est autour des 14km/h, les jambes répondent bien, aucun soucis, tout le monde semble en forme, pourvu que ça dure.Le ravito 2 se trouve aux environs du km 27 avec une montée sèche pour rejoindre l’église.
On monte bien, plutôt rapidement, tout en discutant. On arrive au sommet sous les encouragements des quelques barjos qui nous attendent, parmi eux, le plus fou, Lionel, qui fait le paparazzi avec sa GoPro. Cet arrêt nous permet de remplir les poches et de bien s’alimenter, on va rentrer dans les 3h de course et la fatigue va commencer à s’installer. On reprend la descente de l’autre côté de l’église plutôt rapidement.
Le prochain ravitaillement sera Souyri au km 42. On partage toujours la course ensemble avec Ph, c’est vraiment un plaisir, on court à la même allure, on échange quelques relais mais on est souvent côte à côte à discuter comme de vrai gonzesses. De mon côté je commence à avoir du mal à m’alimenter, la descente forte m’a fait mal aux guibolles et je sens des crampes arriver. La piste après le village de Marcillac fait très mal, un long chemin tout plat qui nous foutra un bon pet au moral, mais on est 2 et on s’entraide, finalement ce coup dur passera et on arrivera au ravito de Souyri bien content. Mon assistance de choc présente, Lionel fidèle au poste, on nous annonce 9 et 10, mais perso je commence à être râpé cuit.
Beaucoup de mal à m’alimenter, je vais finir ces 25 derniers km en espérant que ça tienne, après une bonne soupe, on repart tout en discutant. Ph est frais comme un gardon, il a encore envie de tchapper mais je crois que je ne ferai que répondre par « oui ou « non ». On attaque une partie le long du ruisseau qui est vraiment super, on pourrait envoyer mais des troncs d’arbres nous obligent à les enjamber et là… crampes… on perdra 2minutes puis ça repart.
J’ai l’impression de ralentir la pipelette, c’est maintenant lui qui va me tirer, je ne pourrais pas prendre de relais. Les kms s’enchaînent et mon état se détériore, impossible de manger, un mal de ventre de chien, seul bon point je n’ai plus de crampes et mes jambes semblent mieux.Mes pensées se focalisent sur ce mal de ventre, je rêve du dernier ravito au km57 dans le village de Souyri. C’est au km 51 que je vais laisser partir Ph, je dois m’arrêter pour soulager mon ventre, le trail c’est nature non ?
Après cet arrêt j’arrive enfin au ravito, cuit mais le ventre va mieux. Je me force à manger 2 tranches de banane, j’ai vraiment du mal à manger mais je me dois de repartir et d’en finir. Les 10 derniers km jusqu’à Vabre seront bien meilleur, je commence à relever la tête et à regarder autour de moi, les autres courses du week end sont passées par là et nous ont tout labourré. De la boue, de la boue et… de la boue des troues énormes mais c’est bien marrant et ça rafraîchis.
Je prends du plaisir sur cette partie et j’arrive maintenant à allonger sur les parties plane, cet arrêt Tarzan m’a vraiment fait du bien, puis je sais que c’est fini. Un dernier tour de piste à Vabre où Ph et Lionnel m’attendent et je termine ces dernières 4h d’enfer avec un ventre qui reste quand même en compote.
Je bouclerai en 7h49 à la 16ème place, le pipelette machine de Ph sera 10 ème en 7h32 avec un peu plus de 100 participants.Je retiendrai forcément ces 6h partagés avec Mr le grand bouffeur, pipellete mais énorme Ph c’était un régal, un super partage qui en demande d’autre.
Et bien entendu un grand merci à Adrien et tout les bénévoles qui nous ont toujours encouragé et accueillis avec le sourire.

L’enfer des Palanges 2015 vu par Loïc

Retour sur la première course de la saison, l’enfer des palanges et ses 22km pour 850m de D+.

Je pars récupérer mon dossard et je retrouve 2 membres de l’association Sports Nature Lévézou, une semaine que l’association est née et la joie de se retrouver est déjà là. C’est génial !!!
Quelques minutes plus tard et je rencontre Delphine et Rémi sous l’arche de départ qui, bien malades ne pourront pas courir mais sont venus nous encourager. Super, l’esprit de notre association prend forme, ça fait plaisir !
Le départ est donné à 18h, comme à son habitude, la neige est au rendez-vous. Quelques coureurs partent très vite devant avec notamment Adrien Seguret, Clément Barret et Nicolas Cantagrel qui finiront sur la boîte.
Je pars tranquillement en maintenant une allure correcte autour des 15km/h au côté de Mlle Anne-Lise Rousset ( oui la vrai ! ), je vais courir les 3/4 de la course derrière cette extraterrestre impressionnante de facilité. Première descente et elle me distance déjà. Je me retrouve seul pour un petit moment, ce qui me permettra de profiter de la course nature dans son art et dans la nuit des Palanges. On arrive à la première difficulté et j’aperçois un duo devant moi, il s’agit d’Anne Lise et de Jérôme Lacombe.

Je pense qu’ils vont me distancer sur cette première bosse et en réalité j’arrive à accrocher le duo juste avant de basculer dans la descente. Et là, rebelote, je tente de les suivre mais ils vont trop vite, je me mange une méga gamelle vol plané sur le ventre bien amorti par la fine couche de neige. Je me marre et je repars aussitôt, une nouvelle foi solo dans cette nuit pas vraiment fraîche en réalité. On retrouve les coureurs du 14km sur une partie de la course, ils sont vraiment sympas et me laissent passer tout en m’encourageant, et là, surprise, je retrouve le duo, Anne Lise et Jérôme Lacombe juste devant moi, c’est super, juste avant la dernière bosse, je ne serais pas solo.
Anne Lise m’impressionne vraiment avec sa foulée, je comprends mieux quand Adrien dit d’elle qu’elle ne court pas mais qu’elle vole.
Je m’accroche au duo et à ma grande surprise je passe devant en continuant ma montée tranquillement, je sais pas trop ce que je fais dans ce top 10 mais je me régale et je termine ma course et ayant profité au max. Je retiendrai l’incroyable Anne Lise qui semble ne jamais forcer pendant la course.
En résumé une superbe sortie qui permet de se préparer au mieux pour le trail des ruthènes dans 3 semaines. Je terminerai 5ème derrière les gros calibres.
Le meilleur moment, une bonne bière avec Mr vélo, Sim Boutonnet à l’arrivée !
Félicitations aux bénévoles pour ce super évènement, ce super repas et cette course toute particulière.

La Rogaine du Cap de Creus

Une rogaine est une course d’orientation réalisée sur une longue durée. (ici 6 heures)Le but est
de marquer un maximum de points en trouvants des balises de différentes valeurs.
En ce samedi 8 novembre 2014, 2 équipes du Team Levezou, accompagnées de femmes et enfants, partaient s’initier à leur première rogaine dans un lieu enchanteur : le Cap de Creus.
Partis la veille et logeant à Roses, nous avons pu compter sur l’intendance de Sophie qui s’était occupée de tout l’aspect matériel du week-end et de Jean-Louis qui s’occupait du vin (un « Abracadabra » blanc et un « Inverso » rouge du meilleur effet). La réservation de l’appart-hôtel nous a laissé quelques sueurs froides puisqu’il nous a été fortement difficile de trouver les clés de nos chambres et que le numéro d’urgence fourni ne daignait pas répondre.
Le samedi, départ à 8h15 de Rosas pour arriver à Port de la Selva aux environs de 9h. Nous procédons aux démarches obligatoires d’inspection et de contrôle du matériel. Nous sommes surpris de la rigueur imposée : nos téléphones sont scellés sous enveloppes de façon à s’assurer qu’on n’utilise pas le mode GPS et les doigts électroniques sont eux aussi fixés à nos poignets pour qu’on ne puisse pas le donner à un coéquipier plus frais en cas de coup de fatigue.Ensuite, nous sommes guidés vers le parc fermé qui se trouve sur les hauteurs de Port de la Selva, cela nous évitera un départ en côte.Sur le chemin nous tombons sur nos collègues aveyronnais du SCA. Il était difficile de les manquer, ils parlent plus fort que tous les espagnols réunis ; notamment Laurent Colongo qui semble en grande forme et chambre tous ses futurs adversaires. Arrivés dans le parc, les organisateurs nous donnent les cartes pliées et nous devons attendre 10 h 40 pour pouvoir les consulter et fixer notre stratégie. Le show Colongo continue avec blagues, défis et facéties alors que le Ska catalan nous bombarde les oreilles. 10h40 : les choses sérieuses commencent ; après un court briefing en catalan, nous pouvons enfin consulter nos cartes sous le « regard » d’un drone qui filme tous les participants. Rémi et moi procédons avec méthode et surlignons toutes les balises de la carte (68 en tout) ; nous choisissons de ne pas prendre en compte la valeur de chacune d’elles et privilégions le fait de suivre au maximum les chemins. Bastou et Delphine, eux aussi se montrent prudents et décident de se cantonner aux balises les moins cotées. Nous dégageons notre itinéraire bien avant le temps imparti et pouvons commencer à discuter de notre stratégie avec Bastou et Delphine. Ces derniers, décident de modifier leur départ et de commencer par la même balise que la notre. Ils seront fiers de parvenir à la trouver quelques secondes avant nous et en parleront tout le dimanche.Une fois cette première balise trouvée, la suite s’enchaîne relativement bien, nous partons vers le sud-est et ramassons une dizaine de balises en 2 heures, ce qui correspond à un bon rythme. Nous gérons tranquillement notre effort et pensons à nous alimenter avec quelques barres de céréales. Evidemment,tout ne pouvait se dérouler sans accroc ; sur notre circuit nous avions prévu une longue portion d’environ 2 km sur une piste large qui devait nous conduire aux abords de la balise 41, mais à proximité de cette dernière, nous jardinons complètement, je continue à m’avancer toujours plus au sud alors que Rémi sent bien qu’on n’est pas dans la bonne direction mais n’est pas capable lui non plus de nous situer exactement. Heureusement, nous profitons d’une vue magnifique sur les criques de Cadaqués. Nous décidons de nous orienter vers l’ouest en comptant tomber sur un chemin qui nous servira de point d’arrêt et de repère. Le doute s’empare de nous et je dis à Rémi que je ne suis pas sûr qu’on soit encore sur la carte, d’autant plus qu’on ne voie aucun autre équipage. Finalement, oh miracle, le dieu de l’orientation est avec nous ! En enjambant un fossé, nous tombons sur la balise…50 !!! Quel coup de bol ! Elle est située au moins 400 m plus au sud de celle qu’on cherchait. En tout cas, elle nous permet de nous recaler sur la carte après près de 40 mn sans avoir marqué 1 point.Il est temps alors de repartir au nord, on choisit de laisser la 72 qui me semble d’approche risquée et physique. En remontant, on retrouve davantage d’équipes, cela nous rassure et nous aide aussi dans nos approches mais on ne se contente pas de suivre ces équipes et on continue sur notre trajet prédéfini. On enchaîne avec 2 balises faciles à repérer mais très physiques : la 33 qui est perchée sur une colline où nous nous arrêtons 5 mn pour manger un morceau et profiter de la vue tout en regrettant qu’elle ne nous rapporte que 3 points. Ensuite vient la 91, qui est située sur le point culminant du parcours ; alors là, c’est 9 points durement gagnés car nous escaladons en effectuant une ligne droite coûteuse en énergie. Et je sens, après la descente, que je ne suis pas au top ; Rémi paraît bien plus en jambes et m’encourage mais j’ai les jambes lourdes et après environ 3 h 30 d’effort, nos prises dedécisions sont beaucoup moins pertinentes, je dis par exemple à Rémi qu’on doit chercher au sud d’un talus alors qu’au contraire la définition indique le nord. Nous voyons bien que nous ne sommes pas très efficaces car sur ce moment de course, une paire de vétérans catalans a les même choix de balises que nous et les trouve systématiquement avant nous alors que eux font le parcours en marchant et que nous nous continuons à courir dès que le terrain le permet.

Nous avons fini notre boucle vers le sud et repassons au point de départ, ce qui nous permet de nous ravitailler en eau minérale. Nous attaquons à présent notre boucle nord qui nous amène en direction de l’arrivée ; je me sens un peu mieux et essaie de relancer un peu l’allure. Nous tombons sur mes entraineurs et professeurs d’orientation, Christian Arlès et Pinpin du SCA, qui semblent en avoir un peu moins dans les jambes que nous mais qui restent plus efficaces dans l’attaque des balises.

 

Ca fait 5 heures qu’on est partis et on s’approche de Port de la Selva, c’est alors qu’arrive le deuxième accroc de la journée : la descente vers le port est très escarpée ; par moment, il nous faut même faire de l’escalade et sur un passage un peu délicat, c’est au tour de Rémi de flancher un peu ; il n’est pas loin du refus d’obstacle et j’ai un peu peur qu’on reste bloqué là un moment. Cette descente nous mange énormément de temps et en bas nous n’allons même pas essayer de trouver la balise 49 car nous ne sommes pas très lucides et avons peur d’attraper des pénalités de retard en voyant qu’il nous faut encore gravir une belle côte. Au sommet de cette dernière, nous retrouvons Delphine et Bastou qui nous poussent à aller chercher la 60. Je sens les crampes arriver, mais le fait de trouver sur notre route le trio du SCA, Pierre, Christophe et Benjamin, me redonne un terrible coup de fouet. Ils ont en effet l’air à l’agonie et passablement éprouvés.

On termine sur un excellent rythme en allant chercher les 2 balises situées en ville avec le plaisir de découvrir la dernière avant les SCAïstes Pinpin et Christian.

 

 

Au final, nous avons trouvé 23 balises en 5 h40 après avoir effectué 28 km avec 1400 m de dénivelé positif. Nous sommes relativement satisfaits de notre performance et de notre stratégie de course que nous avons suivi de A à Z à l’exception des balises 71 et 49 que nous avons finalement choisi de délaisser. Bastou et Delphine sont eux aussi ravis de leur journée mais regrettent de ne pas avoir tenté quelques balises rapportant plus de points. Au jeu des comparaisons, on est bien loin des finlandais qui ont remporté l’épreuve avec 240 points mais qui ont fini durement touché (ils ont dû s’engager d’une drôle de façon). On réussit à battre une équipe du SCA mais les équipages Pinpin/ Christian et Laurent/Jérome restent devant nous avec un peu de marge. Il est certain que l’âge et l’expérience ont fait pour beaucoup dans ce résultat mais c’est décidé, l’an prochain, on alignera notre meilleure équipe.

Quelques minutes après l’arrivée, tous les concurrents se sont retrouvés au gymnase local pour se doucher, se restaurer et opérer aux contrôles des téléphones et doigts électroniques. J’ai la maladresse de faire tomber mon sac sur l’ordinateur qui est censé donner les résultats. Du coup, impossible de nous éditer nos temps de passage. Ca ne fait rien, nous partons savourer des pâtes accompagnées de viande de porc en sauce, tout en observant avec amusement les athlètes du SCA. En effet, ces derniers sont dans les mains de catalans barbus qui sont en train de les masser vigoureusement.

En partant, une bénévole nous annonce que l’année prochaine, les formats proposés seront de 6 h et de 12 h… Chiche…

Nos cartes, nos choix…

Triathlon du Ségala 2014

Ce dimanche après-midi 31 août, se déroulait à Baraqueville le 4 ème triathlon du Ségala.

Grungi et moi-même sommes partis tôt le matin pour participer à cette épreuve au format suivant: 750m de natation, 20 km de vélo et 5 km de course à pied; chacune des distances se faisant en 2 boucles (idéal pour les spectateurs; un grand merci d’ailleurs à Séve, Jean-Louis, Faustine, Gisou et Momo qui sont venus nous encourager)

Arrivés sur le site, nous avons respiré l’ambiance de l’évènement en assistant aux courses des jeunes fortements encouragés par leurs parents ou accompagnateurs. Un peu grisés par l’atmosphère et confiants en nos possibilités, nous nous fixons de terminer dans les 100 premiers.

Le top 100 comme objectif

Le départ est prévu à 14 h 30, les femmes s’élancent dans une première vague; nous étions censés partir 10 mn après elles mais à la surprise générale, le starter donne le départ 4 ou 5 mn après seulement. Emportés par l’élan collectif nous nous retrouvons mal placés au milieu d’un peloton qui plonge dans l’eau et suivons le mouvement général. Quelle mauvaise idée! C’est comme se jeter dans une machine à laver, les nageurs tentent de se faire leur place, on se fait agriper, tirer le maillot, on prend des coups, on avale des seaux d’eau, le rythme cardiaque s’affole, et on a l’impression qu’on n’est pas loin de la noyade. La deuxième boucle est un peu plus sereine même si on a du mal reprendre nos esprits. Le plaisir de nager et de glisser à son rythme n’interviendra jamais et je sors de l’eau à la 97ème place alors que Grungi  se situe 147 ème.

Place au vélo: le parcours est relativement facile, les cyclistes tirent un gros braquet;  grand nombre de concurents sont des spécialistes et comptent sur cette partie pour gagner des places au général. Même si je n’arrive pas à m’accrocher durablement aux candidats qui me doublent, je suis plutôt satisfait de ma performance. J’ai l’impression de moins souffrir que l’année précédente et je finis la partie vélo en 40 mn 43 sec à 29 km heure de moyenne. Je perds toutefois 23 places au général. Quant à Grungi, il double 16 coureurs tout en ayant perdu du temps à rechercher son compteur qui était tombé.  Il se classe 110 ème de la partie vélo et moi 120 ème.

La course à pied est le moment où tout le monde s’arrache pour finir comme il le peut, le début est euphorisant car les jambes tournent toutes seules comme si elles étaient encore sur le vélo mais ça ne dure pas bien longtemps. Quelques centaines de mètres tout au plus. Il faut alors lutter contre la souffrance, se donner du courage et se raccrocher au fait que les concurents qui sont devant n’ont pas l’air en meilleur état. Mais les idées se font noires: comment se fait-il que je n’arrive pas à doubler ces gars alors qu’ils ont l’air arrêtés; et lui qui me passe, comment se peut-il qu’il ait autant de jus? et mon mollet qui commence à tirer, et cette mini-côte, je la fais en marchant ou non? et là, au ravitaillement, je peux bien m’arrêter un peu ,…

Au final, je boucle les 5 km  en 25 mn 59; ce qui constitue le 87 ème temps de la course à pied. Je ne gagne pourtant qu’une place au général et finis 118 ème en 1 h 27 mn 10 sec.

Grungi achève les 5 km  en 28 mn 34 secondes (138 ème temps) et perd 3 places au général pour finir à la 134 ème place en 1 h31 mn 28 sec.

A titre de comparaison, le vainqueur est Stéphane Gomez, membre du Tri 12 et ancien vice champion du monde de nage en eau libre; il a réalisé un temps de 1 h 2 mn 54 sec.  La première féminine est Fleur Gérard, elle aussi membre de Tri 12 qui fait 1 h 14 mn 59 sec

Le top 100 n’est donc pas atteint: ce n’est pas très grave en soi mais c’est quand même râlant et frustant et ça donne envie de prendre sa revanche d’autant plus que nos chronos sont très perfectibles. Par exemple, nos temps de transition sont particulièrement mauvais: Grungi et moi mettons respectivement 4 mn 08 sec et 3 mn 44 sec pour enfiler nos chaussettes, nos chaussures, nos casques, et encore heureux que nous n’ayons pas de combinaison … La moyenne est de 3 mn 22 sec; voilà donc déjà un point facile à améliorer.

Rendez-vous donc en 2015 en espérant que d’autres membres du team se laisseront tenter.

Lionel.B

Le raid ORE à Lézignan Corbière le 4 mai 2014

Première grosse expérience collective du team.

​​
Ce week-end là, 3 équipes sont parties de Pont de Salars le samedi pour rejoindre le département de l’Aude.

Après une nuit de sommeil dans un mobil-home du camping La Pineda, nos 3 équipes ont rejoint le point de départ à Lézignan où les attendait un très joli raid fortement typé orientation.

Pata et Laurent Terrier constituaient la première équipe alors que Lionel et Bastou formaient la seconde paire. Ces 2 équipages s’engageaient sur le raid long.

Le couple Rémi/delphine s’étant plus sagement inscrit sur le raid découverte.

Après une petite mise en bouche de 4 km de trail, les choses sérieuses pouvaient commencer avec de l’orientation sur des cartes au 1/10 000ème. Du VTT orientation en ordre libre avant de pousuivre avec du VTT en ordre imposé, puis une interminable course d’orientation elle aussi en ordre imposé qui précédait la dernière section de VTT.

L’épreuve était magnifique dans un environnement dépaysant de pinède, garrigue et de vignes. Pour la plupart des sportifs de Team Levezou il s’agissait d’une découverte de l’orientation. Tous sont passés par plusieurs états, les moments d’énervement ont succédé à ceux de plaisir, les prises de bec entre coéquipiers, les discussions animées concernant la stratégie de course, les moments de découragement, les échanges avec les équipes concurentes, les gros coups de fatigue ont jalonné le parcours.

Au final on retiendra que:

–  Pata a décidé d’abandonner sa carrière de raideur,

– Delphine est allergique aux boussoles,

– Bastou veut choisir des épreuves moins longues,

– Rémi aime la paëlla,

– les guêtres sont un équipement indispensable en course d’orientation(et oui, les buissons ça pique!)

– il faudra revenir pour faire mieux!

– Bastou est légèrement distrait: il avait pensé à son appareil photos mais avait oublié casque de vélo et tee-shirt

Les classements:

Le parcours long

– Pata et Laurent terminent 27 ème en 8 h 27 mn 49 sec

– Bastou et Lionel n’ont pas été classés (un peu dur après 8 heures d’effort)

Le parcours découverte:

– Delphine et Rémi terminent 13 ème du mixte en 9 h 16 mn 13 sec (pénalités comprises)