RAID INSA-INP le récit de Lionnel

Sports Nature Levezou à Toulouse !

 

Le raid INSA, c’est facile

 

Samedi 4 mai, 6 h 30. Le réveil sonne. Petit déj rapide, passage à la salle de bain, dernier contrôle des affaires préparées la veille et c’est parti. Rendez-vous devant la maison avec Delphine et surtout Rémi que je ne vais pas quitter de la journée. En route pour Toulouse et le raid INSA.

En chemin nous prenons Bruno qui s’échauffe sur le parking de l’Ecole à Flavin et nous retrouvons mon directeur Jérome et son pote qui remplacent au pied levé Laurent et Loïc.

L’aller est avalé rapidement, chacun racontant ses derniers entrainements ou ses dernières sensations. Arrivés à Toulouse on retrouve PH et Audrey ; formalités habituelles : on fait la queue pour récupérer nos dossards, on se change, on fait le plein des gourdes et on prend place sur la ligne de départ dans une ambiance chauffée par un lapin mascotte. Sous le portique de départ, nous saluent Loïc, venu en touriste pour cause de blessure et Yves et Bastou qui prendront le départ du raid court s’élançant 1 heure après.

 

 

Tout le monde est excité et un peu tendu avant que soit donné le départ de la première spéciale : un parcours en VTT qui commence par une longue côte présentant peu de difficulté. Le fait que l’organisation ait organisé 2 raids rend ce départ plus serein. Les frottements sont moins importants que les années précédentes et je ne crains pas de chuter ou de faire tomber quelqu’un. Cette première partie se passe remarquablement. Nous avons un bon rythme sans nous mettre dans le rouge. Arrivé au village d’Espanès, on laisse au parc un VTT et on enchaîne par une épreuve de run and bike. L’objectif est d’effectuer le trajet en ayant un vélo pour 2. Là encore tout se passe au mieux, nos relais s’effectuent à un bon tempo sur un parcours relativement plat et roulant (merci la météo). Nous rejoignons le ravitaillement et le départ du trail.

 

puis ça se complique

 

Les 25 km se sont bien passés. Voilà le trail qui se présente. Je crains ce moment. Ca fait longtemps que je ne cours plus sur les chemins suite à une blessure au mollet, me contentant de travail sur tapis en salle ou de course sur des routes plates. Mes premières foulées sont un peu timides et pleines d’appréhension. Je suis tout en retenu. Petit à petit, je me lâche un peu sur ce parcours très facile et roulant. Je prends confiance et trouve un rythme qui me convient. Nous retrouvons des coureurs que je double. En me retournant, je vois Rémi qui me fait un signe de la main pour me dire que tout est OK mais il reste derrière ce groupe de coureurs. Je poursuis tranquillement sans accélérer content de mes sensations. Nous validons la balise située à mi-parcours, Rémi m’avoue qu’il ne prend aucun plaisir sur ce parcours un peu monotone et qu’il ne sent pas très bien. Je commence également à en avoir un peu marre et trouve que ce trail annoncé au départ de 8 km est un peu long. Au final, il fait 12 km.

 

 

Nous rejoignons le ravitaillement et nous ruons sur les sandwiches au pâté et sur la saucisse. On atteint juste la moitié de l’épreuve et mes jambes me semblent bien lourdes. Nous prenons notre temps avant de nous lancer dans l’épreuve de CO. Dès le départ Rémi sent monter des crampes. Je lui dis de m’attendre et vais récupérer les 3 premières balises au bout d’une côte au pourcentage élevé qu’on devra regravir pour repartir. Ce que font déjà les premiers concurrents. Je rejoins ensuite Rémi et lui demande d’être vigilant quant au temps pour que l’on ne prenne pas de pénalités. Nous trottinons à la recherche de balises qui ne présentent aucune difficulté technique. Et nous enchainons à un petit rythme régulier. Avant d’attaquer notre dernière balise, je demande à Rémi combien de temps il nous reste. Il me dit qu’on a 8 mn pour la valider. J’estime, au vu de l’échelle de la carte qu’il nous reste un gros km à parcourir. Je prends donc le parti d’accélérer pour assurer les délais. Au final, grosse surprise, nous avons près de 20 mn d’avance sur la barrière horaire ; Rémi s’est trompé et a calculé les délais sur une heure de course au lieu d’1 heure et quart.

 

puis ça pique !
Ce final de CO m’a séché, nous revoilà au ravitaillement où nous prenons tout notre temps. Nous essayons de nous étirer. Je me goinfre encore de fromage et de coca. J’ai envie de tout sauf de repartir. Rémi ne semble guère plus en forme que moi. Nous nous décidons quand même à y aller et croisons Audrey qui elle est tout sourire. C’est très pénible les gens qui sourient en courant.

C’est reparti pour le run and bike. Je commence à prendre le VTT. J’ai beaucoup de mal à le lâcher et profite de ces moments de récupération. Rémi est sympa et ne me dit rien. Le trajet est interminable. Encore heureux que l’on trouve beaucoup de route. Mais nous faisons beaucoup plus de marche que de trot. Je continue à faire de longs relais en vélo et me plains de maux de ventre (j’aurais dû manger plus de pâté).

Ouf ! Nous voilà à Espanès.

On récupère le deuxième VTT et rejoignons le campus de l’INSA au sein d’un groupe de concurrents que nous n’essayons pas de doubler. Nous nous calons avec eux et arrivons sur les bords du canal du Midi pour l’épreuve finale : du canoë.

La fraicheur de l’eau me fait du bien, par contre, je suis tout ankylosé. Le fait de ne pas pouvoir bouger les jambes m’agace et si je rame durant les 3 premiers kilomètres, le retour est beaucoup plus laborieux. Je laisse souvent aller l’embarcation comptant sur Rémi pour pagayer. L’arrivée est épique. Nous ressemblons à 2 vieillards sortant de leur embarcation. Les crampes nous tenaillent.

La dernière liaison en course à pied jusqu’à l’arrivée est terrible, nos muscles crient, nos os couinent et nos articulations coincent. Le moral au fond des chaussettes, nous voyons que tout le monde est là déjà changé et douché avec un verre à la main. ( Aucune empathie pour nous. Je crois que nous allons changer de club)

Dès la ligne franchie, on nous donne tous nos temps des différentes spéciales. La bonne nouvelle, c’est que nous avons tout validé et que nous ne prenons aucune pénalité. Temps final de 7 h 21 mn.

Nous félicitons Bruno et PH qui terminent dans les 10 premiers avec une heure et demie d’avance sur nous. Nous congratulons également les filles Audrey et Delphine qui finissent deuxièmes et troisième du raid court dans leur catégorie. Et surtout, nous nous moquons de Bastou et Yves qui n’ont pas trouvé le départ de la course d’orientation (si !si !)

 

 

Après la douche, quelques bières et nous refaisons la course au bar en attendant le repas. Une soirée conclue par la vidéo de la journée montée en un temps record par une bonne dizaine d’étudiants. Enfin, nous repartons vers l’Aveyron, les jambes bien lourdes et des souvenirs pleins la tête. Je quitte Rémi et m’endors comme une masse.

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